
La création d’un site internet de PME par une agence locale se pilote par ses livrables : un cadrage écrit, une arborescence validée, des maquettes, un site testé sur téléphone, des accès au nom de l’entreprise et une recette page par page. Rencontrer l’équipe qui fera le travail, avant de signer, écarte la plupart des malentendus.
Création de site internet de PME : ce que le cadrage doit trancher
Dans une création de site confiée à une agence, le cadrage est le moment où tout se décide encore sans rien défaire. Il doit aboutir à un compte rendu court, rédigé par l’agence et relu par vous, qui fixe quatre choix :
- l’objectif principal du site, demandes de devis, appels, rendez-vous ou ventes, et la façon de le compter ;
- les clients visés, décrits par les questions qu’ils posent plutôt que par une tranche d’âge ;
- une page par service et une page par zone desservie, au lieu d’une page « Prestations » fourre-tout ;
- la répartition des contenus : qui écrit les textes, qui fournit les photos, et pour quand.
Si personne chez vous n’a le temps d’écrire, faites chiffrer la rédaction à part, sur entretien, plutôt que de promettre des textes « pour bientôt ». Et si la décision de déléguer n’est pas encore prise, la comparaison entre faire son site soi-même ou passer par un professionnel aide à trancher avant d’engager un projet de site avec une agence.
Arborescence et maquettes : deux validations à garder par écrit
L’arborescence est la liste hiérarchisée des pages et des liens qui les relient. Exigez-la sous forme de schéma, avec l’intitulé et l’adresse prévue de chaque page, et validez-la avant toute maquette : une page de service ajoutée après coup bouscule le menu entier.
Les maquettes suivent. Pour un site d’entreprise classique, demandez au minimum l’accueil, une page de service et le contact, chacun en version téléphone et en version ordinateur. Lisez-les sur votre propre téléphone, à taille réelle. Les zones d’une page, de l’en-tête au pied de page, sont décrites dans notre guide pour réaliser une page web et sa structure.

Chaque validation mérite un courriel daté qui nomme la version acceptée. Ce fil écrit tranche les débats de fin de chantier mieux qu’un souvenir de réunion.
Rencontrer l’équipe qui construira le site
La réunion de cadrage gagne à se tenir en face à face, chez vous de préférence. Demandez à l’avance qui viendra : le commercial qui a vendu le projet, ou les personnes qui dessineront les maquettes et monteront les pages ? Chaque intermédiaire filtre une nuance sur vos clients. Montrez l’atelier, le comptoir ou le chantier : ce que l’équipe aura vu rendra les textes plus justes.
Prenons une PME de la Loire, un fabricant de menuiseries de la vallée du Gier qui veut une page par métier et une page par secteur desservi, du Pilat au Roannais : son dirigeant gagne à choisir une équipe qui viendra voir l’atelier. JLS Studio, agence d’Andrézieux-Bouthéon qui intervient pour la création de site internet à Saint-Étienne et ses environs, expose sur cette page sa méthode, de la première réunion jusqu’à la publication, et rappelle que ce sont souvent les textes et les images à fournir qui dictent le calendrier : de quoi arriver au premier rendez-vous avec les bonnes questions. Une agence de proximité facilite les visites d’atelier et la séance photo ; un studio ou un indépendant de la région convient aussi, à condition de rencontrer ceux qui produiront le site.
L’erreur fréquente arrive juste après, quand la confiance est installée : laisser l’agence réserver le nom de domaine, ouvrir l’hébergement et créer le seul compte administrateur à son nom, par commodité. Confier l’hébergement à son prestataire reste un choix pratique ; le problème tient au titulaire des comptes, le jour où vous changez d’interlocuteur. Demandez dès l’ouverture du chantier un domaine enregistré au nom de l’entreprise et un accès administrateur nominatif. La propriété du site, elle, se règle dans le contrat.
Les livrables à exiger avant la mise en ligne
La fin du développement ne vaut pas livraison. Le déroulé d’un projet et ce qui fait varier son coût sont détaillés dans notre article sur les étapes et le budget d’une création de site ; ici, l’enjeu est ce que vous devez avoir en main. Les livrables à exiger se vérifient un par un, avant la bascule.
Un site contrôlé sur téléphone et sur ordinateur
Google explore et classe les pages d’après leur version mobile : sa documentation Search Central parle d’indexation orientée mobile et demande le même contenu, les mêmes titres et les mêmes textes alternatifs sur les deux versions. Exigez une préproduction, c’est-à-dire une copie du site à une adresse provisoire, consultable sur vos appareils avant la publication. Un menu qui déborde ou un bouton d’appel introuvable se repère tout de suite sur un vrai téléphone.
Des accès complets, Search Console comprise
Demandez la liste écrite des comptes : administration du site, hébergement, bureau d’enregistrement du nom de domaine, messagerie si elle en dépend, mesure d’audience. Pour Google Search Console, l’aide officielle précise qu’une propriété doit garder au moins un propriétaire confirmé et que seuls les propriétaires accordent des droits. Faites valider le compte de votre entreprise comme propriétaire ; l’agence y travaille ensuite comme propriétaire délégué ou comme utilisateur. Le sitemap y est déclaré dès la publication.

Un plan de redirections si le site en remplace un autre
En refonte, chaque ancienne adresse qui recevait des visites doit pointer vers sa nouvelle page. Google Search Central recommande des redirections permanentes côté serveur, en 301 ou 308, conservées aussi longtemps que possible, en général au moins un an. Le livrable attendu est un tableau de correspondance, ancienne adresse face à nouvelle adresse, testé après la mise en ligne. Sans lui, la refonte de site fait perdre une partie de la visibilité acquise.
Mentions légales et bandeau cookies en place
Service-public.fr liste ce que doit afficher tout site internet professionnel d’une société : dénomination, forme juridique et capital, adresse du siège, courriel et téléphone, numéro d’immatriculation, numéro de TVA le cas échéant, ainsi que le nom, l’adresse et le téléphone de l’hébergeur. Leur absence est sanctionnée par une amende. Côté traceurs, la CNIL exige un consentement préalable pour les cookies non exemptés, et refuser doit être aussi simple qu’accepter. Vérifiez que le bouton de refus existe et fonctionne vraiment.
Une prise en main, avec un support écrit
Le dernier livrable se donne en personne : une séance où vous modifiez vous-même une page, ajoutez une actualité et changez une photo, sous l’œil de l’agence. Gardez-en un support écrit, captures comprises, pour la personne qui s’occupera du site plus tard. Réclamez enfin une note de passation qui consigne les réglages particuliers et l’emplacement des sauvegardes : elle servira à quiconque reprendra le site.
La recette page par page, grille en main
La recette est la phase où l’entreprise contrôle le site avant de l’accepter. Bloquez-la dans l’agenda comme une vraie tâche, plutôt que de la glisser entre deux rendez-vous. Menez-la sur la préproduction, page par page, avec une grille partagée : une ligne par page, une capture par anomalie. Sur un site vitrine de PME, voici les points qui échappent le plus souvent :
- chaque formulaire envoyé pour de vrai, et reçu dans la bonne boîte ;
- les numéros de téléphone cliquables et les adresses exactes ;
- un titre de page et une description propres à chaque page ;
- des images allégées, avec leurs textes alternatifs ;
- le menu, les liens internes et le pied de page sur téléphone ;
- les mentions légales, la politique de confidentialité et le refus des cookies ;
- en refonte, un échantillon d’anciennes adresses qui redirigent bien.

Un point technique mérite sa propre ligne dans la grille. La préproduction doit rester fermée aux moteurs, par un mot de passe ou une consigne de non-indexation, et cette consigne doit disparaître le jour de la bascule. Un site publié avec la case « ne pas indexer » encore cochée reste absent de Google tant que personne ne s’en aperçoit.
L’agence corrige, vous recontrôlez, puis la réception se signe par écrit, avec la liste des réserves éventuelles. Ce procès-verbal marque souvent le point de départ de la garantie et de la maintenance prévues au contrat : relisez-le comme un document engageant.
Les premières semaines après la mise en ligne
Une fois publié, un site de PME commence seulement à travailler. Dans Search Console, le rapport d’indexation des pages montre celles que Google n’a pas retenues, et le rapport sur les performances indique sur quelles requêtes le site apparaît. En refonte, surveillez les erreurs d’exploration : elles trahissent souvent une redirection oubliée.
Gardez un interlocuteur nommé pour les petites corrections et décidez qui publie les actualités. Faites aussi préciser qui installe les nouvelles versions du logiciel du site, WordPress par exemple, de son thème et de ses extensions, et qui contrôle que les sauvegardes se restaurent. Un site laissé sans mises à jour devient une cible facile ; un contrat de maintenance ou une routine interne écrite règle la question avant l’incident. La visibilité durable relève ensuite des bonnes pratiques du référencement naturel, et aucun prestataire ne peut garantir une position.
Prochaine étape : avant le premier rendez-vous, notez vos services, vos zones et les questions qui reviennent au téléphone. Cette liste sera la matière du cadrage.
JLS Studio, une agence web et print de la Loire
Créée en 1995 à Andrézieux-Bouthéon, dans la métropole stéphanoise, JLS Studio est une entreprise familiale de communication. Le site internet, l’identité graphique et l’imprimé y sont réunis sous le même toit, et l’équipe sert aussi bien la boutique de centre-ville que l’atelier de production. Sa page consacrée à la création de site couvre le site vitrine, la boutique en ligne et la refonte, sur WordPress en premier lieu, avec WooCommerce, Prestashop ou Shopify pour la vente. Chaque projet y suit quatre temps : cadrage, maquette, développement, mise en ligne. Le référencement naturel est pris en compte dès la construction, de la structure des pages aux titres, et le site est pensé d’abord pour le téléphone, puis contrôlé sur mobile et tablette avant sa publication.
Faire créer son site : les questions avant de signer
Qui doit fournir les textes et les photos du site ?
Cette répartition se décide au cadrage et doit figurer par écrit. L’entreprise connaît son métier, ses clients et ses arguments ; l’agence sait écrire pour le web et organiser une page. Une formule courante : vous fournissez la matière brute, notes, anciennes plaquettes, réponses aux questions des clients, et l’agence rédige ou met en forme. Pour les photos, des images réelles de vos locaux et de vos réalisations valent mieux que des visuels de banque d’images. Fixez une date de remise pour chaque lot.
Quels accès l’agence doit-elle remettre à la livraison ?
Vous devez recevoir les identifiants de l’administration du site, du compte d’hébergement et du bureau d’enregistrement du nom de domaine, idéalement ouverts au nom de l’entreprise. Ajoutez les comptes de mesure d’audience et Google Search Console, où votre entreprise doit figurer comme propriétaire validé. Demandez aussi une sauvegarde récente et la liste des extensions installées. Rangez le tout dans un gestionnaire de mots de passe partagé, plutôt que dans un courriel qui finira perdu.
Qui doit tester le site dans l’entreprise pendant la recette ?
Le dirigeant valide, mais il gagne à ne pas tester seul. Associez la personne qui répond au téléphone ou à l’accueil : elle connaît les questions des clients et repère vite une information manquante. Un collègue qui n’a pas suivi le projet apporte un regard neuf, proche de celui d’un visiteur. Chacun teste sur son propre téléphone, remplit les formulaires et note les anomalies dans la même grille, avec une capture d’écran. L’agence corrige ensuite l’ensemble en une seule passe.
Faut-il choisir une agence installée près de son entreprise ?
La proximité n’est pas obligatoire, mais elle aide. Une agence de votre région se déplace au cadrage, visite vos locaux, organise une séance photo et forme votre équipe sur place, ce qui rend les textes plus justes. Une agence plus lointaine travaille très bien en visioconférence si le graphiste et le développeur du projet restent joignables directement. Le critère décisif reste l’accès à l’équipe de production et la clarté des livrables promis, quelle que soit la distance.
Le référencement fait-il partie de la création du site ?
En partie. Un site bien construit pose les bases : une page par service, un titre et une description propres à chaque page, des adresses lisibles, un affichage soigné sur téléphone, des pages rapides et un sitemap déclaré dans Search Console. Le travail de visibilité continue ensuite avec des contenus réguliers, la fiche d’établissement et les liens obtenus. Méfiez-vous d’un devis qui promet une position dans Google : aucun prestataire ne contrôle le classement.